FORMATION DES EXPERTS SPÉCIALISTES INCENDIE

 

Résumé des cours, Niveau 1

 

La recherche des points de départ et causes des incendies

 

JOUR 1

 

État d’esprit et motivation.

La nécessité de s’engager moralement et physiquement au regard des difficultés variées et de l’ampleur du travail à réaliser, « on questionne un tas de décombres et on en sort avec une réponse »

 

  • Les outils indispensables
    • De la pioche au nettoyeur à ultra-sons en passant par la lumière de Wood, l’endoscope et le drone
  • La chimie de l’incendie
    • Les sept principales causes de l’incendie
    • Les différents types de propagation
    • Les méthodes d’identification des sources de chaleur, convection et rayonnement.
    • Le comportement du bois au feu
    • L’auto inflammation
    • Les vitesses de calcination
    • Les témoins physiques d’un feu naturel
    • Point éclair
    • Les limites d’inflammabilité
    • Projection photos d’exemples

 

  • Organisation de la recherche sur le terrain
    • Application des traces physiques et chimiques à la recherche de la progression
    • Intérêt de l’étude des enfumages de façade
    • Intérêt de l’environnement, sens du vent
    • Recherche des goudrons et de la décoloration dans la masse du bois échauffé progressivement
    • Recherche des matériaux composant le bâtiment.
    • Distribution des lieux avant incendie : impossibilité de trouver un point de départ en absence de ces renseignements fondamentaux
    • Recherche des indices précis de la progression du feu par la recherche des fermetures, serrures et autres vestiges réputés sans intérêt.
    • Le matelas thermique, indicateur fiable de la progression et de la température du foyer. Son incompréhension, prémice d’incendie volontaire.
    • Les indices d’un incendie volontaire dans le matelas thermique
    • Explications sur la progression du matelas thermique en fonction de l’environnement
    • Analyse des traces de pyrolyse, des températures de fusion et des traces de convection issues du rayonnement
    • Les éléments qui peuvent faire croire à la présence d’accélérant et qui sont trompeurs.
    • L’incidence de l’over flash sur l’analyse du matelas thermique

 

Les incendies d’origine électrique

  • Puissances consommées et sections des conducteurs
    • Les anomalies du fonctionnement électrique, les traces de faux et vrais perlages, la fusion des conducteurs, le principe du court circuit
    • La détection des faux court circuit dans le matelas thermique en fonction des températures relevées
    • Les calibres des conducteurs en fonction de l’intensité absorbée par les appareils branchés et sous tension.
    • Examen au microscope des perlages dans un bornier
    • Examen sur échantillons de perlages sur parties courantes des conducteurs
    • Présentation d’échantillons en court-circuit

 

Les indices d’incendie volontaire

  • Retardateur de mise à feu ;Comment se présente un retardateur de mise à feu, présentation d’épaves
    • Absence de brunissement
    • Matelas thermique
    • Cônes de combustion
    • Lumière de Wood
    • Altitudes foyères
    • Autre éléments classiques
    • Exemples photographiques et retours d’expérience
  • Recherche d’accélérants, méthodes de prélèvement
    • Emplacement
    • Erreurs à éviter
    • Les impératifs légaux, le contractuel

 

Les déblais, méthodes de progression

  • Déblais des décombres extérieurs
  • Déblais au voisinage du point de départ
  • Précautions à prendre, reconstitution du puzzle
  • déblais et future expertise judiciaire

 

Il est fréquent que, en fonction de l’avancement des déblais, des indices concordants laissent entrevoir un recours.

Il est rare que les assureurs se contentent d’un recours amiable, l’expertise judiciaire reste souvent la seule issue possible.

Il convient alors de préserver le recours et ne rien altérer des éléments de preuves qui devront être produites.

 

LES DÉBLAIS DOIVENT ETRE STOPPES AU BON MOMENT.

 

      Comment préserver le recours

•      Garder le lien avec le gros œuvre

•      Le constat d’huissier, ses conditions

•      Isolation et identification des preuves

•      Méthode de préservation

 

 

DONNÉES TECHNIQUES,

 

Ces données font l’objet de distribution de listes et tableaux de référence :

  • Les temps de combustion du bois
  • Les températures de fusion des matériaux courants.
  • Produits domestiques incompatibles entre eux et inflammations spontanées.
  • Températures de combustion
  • Température des flammes par carburant
  • Surfusion des alliages
  • Section des câbles électriques
  • Feux par réaction chimique

 

 

 

EXEMPLES D’INCENDIES FILMES, EXAMEN DE LA PROGRESSION,

Les films montrent

  • le principe d’accumulation des fumées
  • les temps de combustion,
  • le développement par rayonnement
  • les courts-circuits des lignes aériennes au-dessus d’un incendie

La projection de ces films est fonction de l’avancement du programme du premier jour et sert également de support pédagogique pour appuyer les points techniques principaux.

 

 

 

JOUR II

RETOURS D’EXPERIENCES SUR DOSSIERS TERMINES :

Projection des photographies et rapports d’expertise  de dossiers caractéristiques et souvent rencontrés.

 

A )INCENDIES D’ORIGINE ACCIDENTELLE

  1. Par rayonnement, poêle à bois mal installé
  2. Par échauffement de conducteurs électriques
  3. Fils traversés par une pointe (exemple de perlage) Incendie de charpente par court-circuit franc et perlage, consécutif à une fixation de conducteurs par pointe acier, indices de calcination confirmant une origine naturelle accidentelle
  4. Echauffement de tableau électrique (13)
  5. Echauffement de bornes (20)
  6. Appareil électroménager, réfrigérateur, trois points de départ de feu dans le pavillon, l’incendie supposé volontaire est confirmé accidentel, incendie trompeur.
  7. Par produit chimique,( chlorate) faux court-circuit, rapport de gendarmerie erroné, faux perlage, importance des traces d’enfumage des façades,
  8. Par bricolages
  9. Guirlande électrique de noël extérieure non adaptée (17)
  10. Placard transformé involontairement en piège à calories
  11. Modification du réseau privatif afin de ne pas payer la consommation de courant, Incendie d’origine électrique consécutif à une modification de la distribution EDF, identifié au départ comme criminel, mais accidentel par maladresse.
  12. Vieux poste de radio posé sur une chaise en paille
  13. Aspiration V.M.C. remplacée par un sac en plastique
  14. Prise multiple en surintensité
  15. Section de fils insuffisant, prise multiple( 14)

 

  1. Par imprudence
  2. Incendie et décès provoqués par rapprochement d’un matelas mousse d’un convecteur électrique
  3. Mise à feu d’un plancher de terrasse par mégot (15)
  4. Incendie de friteuse (18)

 

  1. Par panneaux photovoltaïques
  2. Non-respect des normes
  3. Conduit de fumée non réglementaire
  4. Linçoir en plâtre (12)
  5. Spots encastrés non ventilés(16)
  6. Conduit fêlé réparé au montage (22)

 

  1. B) INCENDIES D’ORIGINE VOLONTAIRE

 

1) Fraude à l’assurance, incendies provoqués par l’assuré

  1. Faux feu de friteuse, fausse explosion, faux incendie : Echec d’un premier incendie volontaire, suivi de fausse explosion, second incendie volontaire, échec, arrosage d’essence sur canapé
  2. Fausse effraction, faux incendie, suite à déclassement de l’environnement, Incendie volontaire précédé de fausse effraction, reconstitution des moyens de fermeture par tri des décombres et identification des vestiges utiles
  3. Commerce en déconfiture, épandage d’essence sur les murs, cinq points de départ

2) incendies volontaires subis par l’assuré

  • incendie suite à cambriolage, reconstitution de l’effraction
  • incendie suite à cambriolage, reconstitution du mobilier, analyse d’un tapis prouvant l’origine du foyer

assassinat par épandage d’essence dans le lit, à deux reprises, utilisation d’un gel allume feu la seconde fois Assassinat avec incendie volontaire, acharnement et seconde mise à feu ;